Perdre rapidement du poids rcz tunisie

devient alors plus qu'une difficulté ; si on le suppose complété par Guilletmns. Il est drapé avec re- cherche ; les plis et replis de son manteau, dessinés avec grâce, étalent une très riche broderie. « T"\ E très grand matin, Marie Madeleine, J_^ Ces encensoirs n'étaient que des espèces de réchauds « portés sur colonnes et avec « couvercle, posés devant les images des « saints ; on y brûlait de l'encens aux « grandes fêtes, durant les saints offices ('). Thnrapla TU non emimtis: Si Arabiœ qiierentttr scient Sabai, pliiris et carions suas merces christiaiiis sepeliendis proflit^ari quam diis/iitnigaiidis. Nous donnons, du moins, un croquis de l'encen- soir (fig. Cette forme sphérique a prévalu jusqu'au.x premières efilorescences de l'art gothique qui a fini insensiblement par créer l'encen- soir encore généralement en usage. On augmenta le prix convenu parce que « ou dit marchié le hughier maintenoit avoir beaucoup perdu ». En 1525, la salle du conseil de l'éche- vinao-e d'Amiens fut ornée d'un vitrail offrant un écusson aux armes de France : c'était l'œuvre de Hugues de Caumont, ha- bile verrier, auteur de travaux importants dans le chœur de l'église de Saint-Firmin- en-Castillon et de vitraux représentant l'apôtre dl Amiens dans l'église Saint- Leu (=). En 1 390-1 391, Etienne de Saveuses refit l'épi du pilori et Matthieu Lhermite fut chargé de placer au-dessus de cet épi une bannière de laiton, qui fut peinte et dorée par Adam de France ('). Dusevel, comme cette haute pyramide à jour, où se trouvaient attachés les emblè- mes et chiffres de chaque métier de la ban- nière, et les modèles des ouvrages les plus difficiles à exécuter. Il fait mention d'une visite qu'il a faite l'année dernière à Wismar. un processionnal (n» 52), un prosaire (n'* 53), deux antipho- naires (n*^ 54), un rituel pour le baptême (n*^ 55), deux psautiers /ne 56), un office mortuaire et un Kyriale (n'J 57), une généalogie (n'^ 58) et une bénédiction de Saint-Etienne (n" 59). Si d'une part, l'on fait par la pensée, abstraction de la couche de pous- sière, qui, en maint endroit fait partie intégrante du ton, et que de l'autre, on complète ce que le temps et des nettoyages maladroits ont pu enlever, on reste étonné de l'intensité et de la franchise du parti-pris de coloration. Il explique cette remarquable tra- dition cruciale par la solution formulée dans le livre des traditions messianiques : « dès les pre- miers âges, on savait que la croix remplirait un rôle iinmense dans le drame de la Rédemption universelle.» Les Egyptiens, dans leurs hiérogly- phes, désignaient le mot Sauveur par une croix ; exemple: Ptolémée *^ de l'Egypte — c'est-à-dire Ptolémée Sauveur de l'Egypte. Saint Hadelin, à Dinant, rend la parole à une muette : Corûc prece.^ ? Galterns, Gilo ou par tout autre nom commençant par un G, la phrase est de la prose. 4 C.) assistent à cet acte de trahison : ce sont les émissaires des princes des prêtres. Ce serait bien, dans de telles conditions, \ Iwino quidam dires ab Arimathœa. Il a les deux mains affectueusement appliquées sur la poitrine. Le XI IIES monuments et des travaux ar- tistiques dont no Lis allons parler, il ne reste rien, pas même des dessins assez anciens. Ces travaux de sculpture et de menuise- rie furent complétés en 1501 par un haut dossier et deux coffres à l'extrémité du grand banc, œuvre du hugier Pasquier Quentin. Dans le même hôtel-de-ville se trouvait la grande salle du plaidoir, oit se rendait la justice échevinale, souvent désignée dans les comptes sous le nom , et sur lequel sans doute les accusés et les témoins avançaient la main pour prêter serment. En 1500, Jean Ha sculpte un écusson pour l'ancienne halle de la ville ('). Le 23 juin 1444, Jean Mar- i Tiion peignit à l'huile sur les deu.x faces une bannière d'airain servant au pilori, travail qui lui fut payé quatre sous {^), Le 19 octobre 1450, une somme de 116 sous fut donnée à Simon Marmion, fils de Jean, l'ar- tiste dont nous avons déjà cité le nom, pour « avoir paint a oeulle de fin azur et doré de fin or les armes du Roy nostre sire sur une banière d'arain quarrée à l'un des lez et à l'autre, et aussy paint à oeulle de gueu- les et d'azur et doré de fin or les armes de la ville d'Amiens a l'un costé et à l'autre sur II 1 1 penonchias d'arain, laquelle baniere et penonchias on mist pour virevvettes 1. Aussi cette pyramide attirait-elle les regards du peuple, quand on 1. Il dit : « Ils travaillent à détruire les églises à Wismar. Les notes dominantes sont peu nombreuses ; de l'ocre roug ; et du bleu harmonisés par des gris passant du gris jaune au gris violacé, en font tous les frais ; des ors dans les nombreuses auréoles venaient en compléter l'éclat et l'harmonie 3. C'est donc depuis le commencement du monde, que l'humanité a adressé au signe rédempteur ce salut que nous répétons avec M. ', ni/ ^ CTjffliffli m àk fey A^Vl^ A^^ A^VU X^-A ^M-A K^A K^^ A^^ A^^ A^V^ A^^A A^ A A^A A^V^ ^^^ V^ c T^TII^TT^ r I T^rl^ J ^I I TT rr II ITI^^g . V [IIITTTTTTTTTTTTTIll IÏ WJ TTTTTlir TTTITIIIl TTTTTTr Tiy TTTTTTTT-r TTTTITrirr TTI3IIIir¥TITr TTTTTTl¥TTTTTTTTTrri Tf TTTTTTrrr TTTTT Jjg ^^it^* ^^T'f ^X£[^ ^iÔ^ *i^-^ *iil^* *a6^ *iiï^ ^^^t^ "f^ "f^l^ ^! Dès cette même année, le magistrat était désireux de maintenir le bas de l'édifice en ■état de propreté : un peintre, nommé Pierre Desquesnes, y traça des croix blanches sur fond rouge, mesure qui fut dans la suite renouvelée à plusieurs reprises ('). En 1496- 1497, le même peintre reçut i lo sous, pour « avoir paint et doré trois fronteaux, trois heuses et une banière a l'ostel des cloc- quiers ». Les trois statues ont été res- taurées par Cornacchini, artiste florentin, et par Fra Angelo de Montorsoli, élève de Michel-Ange. 123) qui se rapporte à la Légion Thébaine : .èanrtonim tiirbe corcùuiiitin- ab iirbr; ©f imirfif tlcntfjf aspcicrc pnreiue.ïf. K hexamètres léonins ; le dernier est boiteux ; pour le compléter il suffit d'y ajouter un mot explétif quelconque, par exemple autem entre fientes et aspexere. (Liège, Orfévrej'ie, n° 16.) Sous l'un des pignons, le Christ assis et bénissant : *b ^n\\\^ ab Etfrno rreo ciinta (lisez cuncta); creata [ijnbcrno ►î^. nnariuni,%ox\.& de seau dans lequel, selon le ritualisme païen, le victimaire portait l'eau lustrale usitée dans les sacrifices. C'est d'ailleurs sa place normale et traditionnellement usitée. Cette forme d'encensoir nous paraît avoir été en usage dès l'époque carlovingienne jusque vers le X^ siècle. Cet ivoire provient de Narbonne ; la photographie nous en a été bienveillamment cédée par M. Au nombre des bâtiments appartenant encore àla ville se trouvaient l'hôpital Saint- Ladre et la Maison des Filles repenties. Les documents le prouvent pour les puits du Marché et de la Belle-Croix et pour le Beau- Puits. Et avec che, doré et paint a oeule et doré de son or et couleur les armes d'Amiens sur une banière d'arain atout son fer de lance, contenant la dicte banière XI paux desquarris ('). Le compte de 1444-1445 nous en fournit la preuve: A Miquelet Luitefort... En 1425, deux habiles constructeurs avaient édifié le pont du Baraban (-); et en 1440, un architecte, dont nous aurons encore à citer le nom, Matthieu Regnault, construisit celui de sire Pierre Ducange dont on retrouve les trois arches et les deux tours dans le Vieil Amiens (^^). Tout effort repon- dant à cette intention sera inutile et désastreux. Il change, il peint l'intérieur dans un faux style du XIII^ ou du XIV'^ siècle, et il se flatte d'avoir bien fait, alors qu'il a agi en homme ignorant et barbare. Couleur orange, une des variétés du jaune, très usité ancienne- ment. Et à quoi reconnaîtrons-nous que l'œuvre est réus- sie ? Les voûtes en contrecourbe des nefs n'ont peut-être pas leurs semblables en France. L'église de Maignelay a conservé un beau reta- ble en chêne sculpté du XVL siècle, de style fiamand, orné de scènes compliquées en haut relief, qui représentent le Crucifiement du Sau- veur entre le Portement de Croi.x et la Dépo- sition, et, dans une zone inférieure une série de petits tableau.x qui figurent, au centre, la base d'un Arbre de Jessé dont les branches se déve- loppent dans l'encadrement qu'elles forment au groupe du Crucifiement, pui.s, des deux côtés, l'Annonciation, la Nativité, la Circoncision et l'Adoration des Mages. Marcel Bouillard consacre quelques pages à la chapelle de Saint-Antonin, dans l'ancien cou- vent des Jacobins de Toulouse (1341), et à quatre peintures, qui retracent la vision de saint Jean dans l'Apocalypse et la légende de saint Antonin. Si l'Imao^ier landais a taillé à Saint- Paul de Dax un Judas déchaussé.c'est sans doute pour stigmatiser d'hypocrisie sa noire ingra- titude. A l'une de ses extrémités s'élevait le beffroi, antique construction du XI P siècle, réédifiée en 1408, dont il ne reste aujour- d'hui que la base, masse quadrangulaire en pierre, servant de support à une tour ronde; la partie supérieure a été refaite en 1562 et en 1742. Le maçon, c'est- à-dire l'architecte ou l'entrepreneur, qui se nommait Jean Leprévost, recevait en 14 10 quatre sous par jour pour son salaire, tandis que ses ouvriers n'en avaient que deux. Dès 1416, des travaux artistiques furent exécutés à l'extérieur du beffroi. De cet ensemble de faits, nous pouvons conclure que des travaux, dont nous ne pou- vons apprécier la valeur, mais qui offraient un caractère artistique et religieux, avaient été exécutés à l'hùtel-de-ville d'Amiens. A la muraille était attaché un tableau représentant le Crucifiement, au bas duquel on lisait : diirisshiiiiin judicium Jiet de /lis qui pncsiint, si non recte judicave- rint ,-dans la chapelle attenante, où les juges entendaient la messe avant l'audience, les murs étaient garnis de tapisseries semées de fleurs de lis d'or sur fond d'azur (''). Les intérieurs anciens des églises du Nord de l'Allemagne n'étaient pas rouges, comme ceux du rcstaura- REVUa DK l'art CHKÉTIEN. « Voici une petite liste de quelques « restau- rations » récentes avec les objets maintenant détruits : ont souvent au siècle dernier déshonoré l'intérieur de nos monuments des meilleures époques du moyen âge, hachant parfois de magnifiques sculptures, et les fresques les plus remarquables, pour les recouvrir d'enjoli- vements parasites, à la mode alors. Hill mérite cependant d'être relevé, non au point de vue de la restau- ration des monuments, mais au simple point de vue de la vérité historique, vérité qu'il convient de toujours respecter, quelle que soit la thèse que l'on défend. i I'^w1 ^ w^a ^Ki i Hi^^Cln ^17 4 ■■' '^'^CBr^ Im Stt Nb W^^i T^^^tj^a Km AI M i KhÉI 1 w jae|^ 1 '* '^T aa I ij BB i M r' ' 1 ^^ W? En 1409-1410, Daniel le verrier décora une salle du beffroi de vitraux offrant les armes du roi et de la ville et bordés de verres de couleur. Le célèbre Apollon du Belvédère n'a pas échappé à une semblable profanation. La manière de traiter ce douloureux inci- dent est, sur les panneaux de Dax, fort exceptionnelle. Judas semble attendre, les bras pendants ; Notre-Seigneur le prévient, visi- blement infléchi, dans un mouvement d'abandon résigné et tendre. Ce double édifice fut, vers la fin du moyen âge, l'objet de divers travaux. Une statue en pierre, au moins grandeur nature, repré- sentant la Vierge tenant l'enfant Jésus, fut placée en une niche taillée dans l'arête d'un des angles de la base quadrangulaire de l'édifice. tournant (voie à vis) par lequel on montait à la chambre où se donnait la question, les corbeaux formant entablement au haut du beffroi et les gargouilles et « bestes servans pour getter les eaues dudit beffroy » ('). « L'artiste, dit notre correspon- « dant, qui voudrait fabriquer les membres d'une « statue grecque pour remplacer ceux qui ont « été détruits par le temps serait CONDAMNÉ « UNIVERSELLEMENT » Il faut vraiment connaitre bien peu la forma- tion des Musées modernes pour soutenir une proposition aussi hardie. h : MAGI- TER : G : ALPAIS : MEFECIT : LEMOVICA- RUM. En dehors de cette hypothèse, qui échappe absolument à notre compétence, on ne peut qu'y voir un ami du divin Crucifié. Sa forme devient celle d'une sphère; primitivement l'encensoir n'était autre qu'un hémisphère, le cou- vercle affectant la même forme et les mêmes dimensions ; le tout prit l'aspect du globe terrestre : c'était le monde embaumant le ciel et envoyant au Créateur l'encens brû- lant de ses plus hautes tendresses. 8) ont absolument cet aspect ; des trois chaînes qui les soutiennent, deux s'adaptaient à l'encensoir proprement dit, la troisième au couvercle qu'elle servait à ouvrir ou à fer- mer à volonté pour introduire l'encens. Un banc à dossier et une table en chêne de la haute salle pavée de cet édifice furent décorés en 1425-1426 des armes de la ville par le hugier d'Amiens, Guillaume Martin; et la même année, Anne de Fiers, veuve du brodeur Nicaise Sau- walle, fournit des coussins avec écussons brodés pour ces bancs et pour les « banc- quiers » du plaidoir, avec d'autres écus brodés, en 1428, pour le burel, ou étoffe couvrant la table servant à écrire ('). avoir été,jusqu'alors, tributaire de la capitale de l'Artois, on voit en 1491 les hautelisseurs Pierre De le Tombe, Robert de Merques (.''), Jean Dasin et Gilles Delebarre se faire recevoir bourgeois d'Amiens et en 1492 une somme de 20 sous payée à l'orfèvre Hugues de Bailli « pour avoir gravé a deus lez le marteau en fer servant a ferrer les pièces de hautelisses que les hautelisseurs font à Amiens » ('). Cette tour offrait six gargouilles aussi en pierre, dont l'une représentait un homme blessé à la gorge, rappelant la mort d'un bourreau tué pour avoir frappé trois fois avant de trancher la tête d'un condamné ; plusieurs élégants motifs d'ornementation, des cerfs ailés et des salamandres indiquaient qu'on avait travaillé au pilori sous Charles \'l et sous François I ('). Çà et là, d'ailleurs, sur les places publi- ques et dans les rues de la ville, s'offraient aux regards d'autres témoignages non moins évidents du goût des membres de l'échevinage et des bourgeois pour l'embel- lissement de leur cité. Duthoit, Le vieil Amiens, 2- série, n"' 30, 31, 49, 50, 59, 60, 93, 94, 95- 3. On ne s'étonnera point, après avoir lu ces détails, de l'importance qu'avait à Amiens la confrérie des serruriers et ouvriers en fer. Le caractère chrétien de l'ornementation des édifices civils dont nous trouvons partout des traces, était surtout révélé par plusieurs croix en pierre ou en fer ouvragé, qui s'élevaient au milieu des carrefours et sur les voies publiques. La restaura- tion tend à ce déplorable résultat en détruisant les œuvres d'art des différentes époques. Les dominicains ont conservé l'usage de clianter la géiié.ilogie de Notre-Seigneur. Cette coutume était générale en France : il est regrettable qu'on l'ait fait disparaître à peu près partout, sous prétexte de romain pur. J'ignore le but de cette bénédiction, cjui doit être un usage essentiellement local. Orfroi mobile en forme de croix qu'on pouvait rapporter indis- tinctement sur toutes les chasubles. L'éducation de l'œil de la nouvelle génération est chose faite, aujourd'hui, et, malgré cela, on reste toujours dans des colorations timides et passées, prétendant, par là, se rapprocher des exemples que nous ont légués les siècles anciens, et que nous ne voyons généralement c|u'à travers un voile de poussière et mutilés par de nombreuses dégradations. Dans une remarquable étude publiée par le Correspondant (octobre 1889), M.