Arthrose main que faire

Les doigts et mains étant particulièrement sollicités au quotidien durant toute la vie, leurs articulations sont très fréquemment touchées par l'arthrose.Paradoxalement, des formes radiologiques peu évoluées sont parfois mal tolérées.Cette articulation présente une forme en double selle, et la stabilisation ligamentaire est assurée par 4 ligaments.La rhizarthrose se manifeste par des douleurs essentiellement mécaniques à la base du pouce, évoluant habituellement par poussées.Cette arthrose est parfois bien tolérée malgré des destructions importantes et anciennes sur les radiographies.Il peut s'agir des articulations des phalanges, de celles situées entre les doigts et la main ou encore celles du poignet.• La rhizarthrose est une arthrose des articulations de la base du pouce (articulation trapézo-métacarpienne).Progressivement apparaît une diminution de la force dans la réalisation des pinces.Cette localisation fréquente est particulièrement gênante, car l’articulation concernée est celle qui permet de mettre le pouce en opposition avec les autres doigts et donc de permettre les mouvements de pince.Celle-ci se fait vers la fermeture progressive de la 1ère commissure de la mainde façon antalgique et une exploitation mécanique exagérée des articulations sus-jacentes pouvant à terme les déstabiliser et donner un aspect appelée « pouce en z » (cf photo) : elle est imprévisible, sans corrélation radio clinique.10% sont douloureuses après 10 ans d’évolution • Clinique : Recherche de douleurs à la mobilisation avec impression d’instabilité et de craquements, diminution de la force et des « pinces » • Radiologique : la radiographie centrée montrel’arthrose, le degré de destruction de l’articulation trapézo-métacarpienne,l’atteinte éventuelle des articulations avoisinantes,l’existence d’un équivalent de « bec de perroquet » à la partie interne de l’articulation expliquant la douleur à l’ouverture du pouce.Lire la viscosupplémentation dans la rhizarthrose Enfin, les attelles de repos (orthèses) apportent souvent un soulagement. Il existe une place pour le traitement chirurgical mais il ne s’agit pas d’opérer toutes les rhizarthroses, juste de savoir que si les patients résistent au traitement médical, le traitement chirurgical donne de bons résultats.On utilise les antalgiques, les AINS, les AASAL ( glucosamine, chondroïtine, diacerhéine, insaponifiables d’avocats), les topiques (pommades anti-inflammatoires et pommades à base de capsaïcine comme capsaïne® )selon les recommandations EULAR 2006. Le plus souvent liée à la douleur…• L’arthrodèse trapézo-métacarpienne est mal aimée et techniquement difficile.• 20% des femmes ont une rhizarthrose mais 1 sur 5 seulement en souffrira.